2 avril 2009

H&M DEUXIEME GENERATION

Il y a un an, COS devait ouvrir en France. Pour une fois, on n'allait pas être le dernier pays d'Europe à voir un nouveau concept s'implanter chez nous. Un lobby du quartier plus tard - ils ne voulaient pas que la rue devienne trop 'commerçante' et perde de son cachet historique (un peu d'ironie nous fera noter qu'après l'Eclaireur, Lee Cooper, Zadig & Voltaire, The Kooples & Co, on n'était pas vraiment à ça près) - la boutique ouvrait enfin il y a 15 jours.

C'est finalement comme si le destin faisait bien les choses. Il y a 1 an, on n'était pas encore en pleine crise économique, Suzy Menkes ne titrait pas ses articles 'Is Fast Fashion going out of Fashion?', et on avait encore envie de jetter nos fringues par la fenêtre tous les 3 mois. Tous ces évènements survenus ont accompagné une volonté de plus en plus forte pour une mode beaucoup moins rapide, à l'envers du mouvement amorcé ces dernières années proposant toujours plus de nouveautés, toujours plus vite, toujours moins cher.
Current/Elliot et son boyfriend jean usé est un carton, et on revient vers des produits que l'on garde, des matières doudou et un vêtement qui nous accompagne. En faisant ma valise pour partir en week-end, je me suis rendue compte qu'elle avait beaucoup en commun avec celle réalisée pour la même destination, 6 mois auparavant. Inimaginable auparavant.

C'est là qu'on en revient à COS. Du basique bien coupé, de jolies matières, une gamme de couleur réussie et une certaine qualité - depuis que j'ai nettoyé un pull en cachemire taché de vernis à ongles au dissolvant et qu'il s'en est remis, je leur fais confiance - c'est finalement tout ce dont on a envie maintenant. Des vêtements où l'on a privilégié le modélisme aux artifices. Même si je dois avouer que la collection homme est plus réussie que celle de la femme.

COS - Rue des Rosiers

H&M - à l'origine de COS - aurait-ils encore tout compris ? On a acheté des tee-shirts à message chez eux quand on avait 15 ans, customisé - et raté surtout- des fringues quand on se prenait pour des wannabee stylistes, acheté nos premières pièces mode, juré qu'on y rentrerait plus jamais ('Beaucoup trop mainstream, je préfère le vintage') et finalement trouvé que c'était un complément intéressant dans la garde-robe. Aujourd'hui , il est encore là.

Comme Creeks, Chipie ou Chevignon, H&M aura définitivement marqué ma génération.

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